Des millions de personnes
sont en difficulté économique.
Il existe des solutions
pour s’en sortir.

Des millions de personnes sont en difficulté économique.Il existe des solutions
pour s’en sortir.

Étudiants : se nourrir à prix mini

mars 11, 2021

C’est encore plus crucial avec la crise sanitaire : pour se nourrir correctement, les étudiants doivent frapper à la bonne porte.

« Je n’ai pas l’habitude de manger au restaurant universitaire, parce que je dois prendre le métro pour y aller. Mais quand le Crous m’a informé que j’avais droit à 2 repas par jour pour 1 € chacun, je me suis déplacé ! C’est intéressant, car pour ce prix, on a droit à un vrai repas complet », témoigne Sylvain, étudiant dans la région parisienne. Ce tarif « spécial crise sanitaire », au lieu de 3,30 € par repas normalement, était réservé à la rentrée de septembre aux étudiants boursiers. Il a été étendu le 25 janvier 2021 aux non boursiers, nationaux et internationaux. Seule condition pour y accéder : se créer un compte Izly (voir liens utiles) et se rendre dans un des 400 points de vente pour retirer vos repas (renseignements auprès de votre Crous).

Des épiceries sociales pour étudiants

Ouvertes aux étudiants de l’enseignement supérieur, les AGORAé sont des espaces d’échanges et de solidarité. Ils proposent un lieu de vie ouvert à toutes et tous (quand le contexte sanitaire le permet) et une épicerie sociale, accessible sur critères sociaux. Les étudiants paient alors 10 % du prix des denrées. En plus, de nombreux produits sont proposés gratuitement (ex : protections hygiéniques). Il faut remplir un dossier pour calculer le reste à vivre des étudiants. « Seules leurs ressources sont examinées et pas celles de leurs parents, à la différence des bourses », précise Lou Joseph, chargée de mission à l’AGORAé d’Amiens. Le reste à vivre est dégagé en déduisant les charges fixes des ressources de l’étudiant (job, allocation, aide familiale…). C’est ce qui leur reste pour se nourrir et se vêtir. Il faut un reste à vivre inférieur à 7,60 €/jour pour être bénéficiaire de l’épicerie sociale, avec un barème progressif : ceux dont les ressources sont les moins élevées ont droit d’acheter plus que ceux qui sont près du plafond. « Ainsi, pour certains, l’AGORAé est un à-côté, alors que pour d’autres, elle permet de faire les courses du mois », commente Lou Joseph.

Des distributions alimentaires

Il existe 24 AGORAé en France. Si vous n’en avez pas près de chez vous, vous pouvez bénéficier de distribution de colis alimentaires. Pour cela, il faut vous adresser à la fédération territoriale de la FAGE (fédération d’associations étudiantes) dont vous dépendez. Elle vous orientera vers les initiatives locales mises en place ça et là. Ainsi, à Paris, l’association Linkee distribue chaque semaine depuis octobre 2020 des colis alimentaires aux étudiants précaires. Pour en bénéficier, il faut s’inscrire via un mail dédié (voir liens utiles). S’il n’y a ni AGORAé ni distribution alimentaire près de chez vous, demandez un rendez-vous avec un(e) assistante(e) social(e) pour obtenir un accompagnement d’urgence. Il existe en effet d’autres dispositifs d’aide aux étudiants.

Patricia Erb

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